Agro-écologie

Bonjour l’Agro-écologie !

[ Et si l’on était passé de la trop fameuse agriculture « raisonnée » à l’agriculture durable, une progression enregistrée dans les textes officiels mais dont l’interprétation reste équivoque. Par exemple, en ce qui concerne la aussi fameuse double performance économique et environnementale, pour ne pas dire écologique, on oublie qu’il ne peut y avoir d’agriculture durable sans beaucoup de paysans dans les territoires ruraux et qu’avant la performance, on devrait parler d’abord de l’efficience économique grâce à la meilleure utilisation de l’ensemble des facteurs qui concourent à la production et aux services rendus, pas seulement écologiques de type MAE, tout en offrant le meilleur revenu possible aux paysans !

Pour reprendre quelques critères du socle commun de la durabilité/ INPACT/2003, le maintien ou l’enrichissement de la biodiversité animale et végétales constitue, non seulement une richesse, un patrimoine collectif, mais, aussi un facteur primordial dans la mise oeuvre de systèmes de production adapté aux réalités pédoclimatiques et aux évolutions du contexte économique et climatique ! ]

La transition agro-écologique mérite une ambition partagée des organisations paysannes, des praticiens, des États et collectivités, de la recherche, de la coopération, pour tout simplement revenir, avec un minimum de bon sens, aux fondamentaux de l’agriculture, retrouver cette diversité de production et de milieux, construire sur les territoires des systèmes agricoles et d’échanges plus autonomes et moins risqués pour toute la société.

C’est cette agro-écologie paysanne qui permettra finalement de revaloriser le métier, les savoirs et les savoir-faire du paysan, et de récréer du lien social, du respect et de la confiance entre la société et une agriculture nourricière qui ne violente plus la nature. En reprenant quelques idées du réseau INPACT, il s’agit surtout de montrer que ce sont d’abord les réseaux d’agriculteurs qui feront l’agro-écologie, et tout simplement parce que la meilleure « méthode » de connaissance, de diffusion des savoirs paysans et donc de leurs besoins aussi, c’est la « méthode de paysan à paysan », celle du bout du champ, des visites-échanges réciproques, telles que nous essayons de le faire.

Alors allons-y plus avant, en réseau, tel que celui qui est en train d’être mis en place avec INPACT en Gironde et ouvrons tous les champs du possible, y compris en utilisant nos outils tels que le diagnostique ou manuel de l’agriculture paysanne ou un système de garantie participatif – SGP – tel que celui de Nature&Progrès et avec les consommateurs et les citoyens. Inventons une agro-écologie paysanne afin que l’agro-écologie en général ne soit pas qu’une vitrine d’un certain verdissement de l’agro-industrie ! L’agro-écologie sans les paysans, c’est comme l’agriculture biologique sans la biodiversité !

 NOTA.  UNITERRE, syndicat paysan suisse propose une brochure sur la souveraineté alimentaire et donc l’agro-écologie comme méthode pour y arriver ! voir document ci-joint ! Il précise entre autre quelques « outils » afin d’améliorer encore plus ce qui se fait en agriculture biologique : « l’augmentation des rotations, la polyculture, le non-labour et l’utilisation de légumineuses et de l’agro-foresterie en sont les facteurs les plus importants ».

[note du C2A de Coordination SUD] L’agro-écologie n’est pas une approche dogmatique ou réductrice. Elle ne se limite pas à l’agriculture biologique, même si celle-ci est bel et bien un objectif souhaitable à moyen terme. Il s’agit de favoriser une transition agro-écologique, qui prenne en compte toutes les marges de progrès possibles pour remplacer peu à peu des techniques conventionnelle par des pratiques agro-écologiques. L’agro-écologie, ce n’est pas non plus « retourner à l’autarcie ». Un autre critère de l’agriculture durable ou de l’agro-écologie, c’est respecter l’être humain, les communautés rurales et paysannes de tous les pays, c’est respecter le vivant, la qualité de l’alimentation et donc de la santé ! C’est aussi le choix politique d’un développement agricole reposant sur une organisation associative et en réseau, [soit une approche systémique en croisant « approches filières » et « approches territoires ».]

 

Agro-écologie  » locale » … une démarche et quelques références en cliquant ici !

et pour une approche plus globale, cliquez là !

 

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