Des vacances en plein été !!!

Mes premières vacances en plein été depuis bien longtemps, le long du Danube, de la frontière allemande – Passau – jusqu’à Vienne, en Autriche. Le « beau Danube bleu  » … ? Beau parce que bleu ? Raté ! Le Danube n’est pas plus bleu que le Lac Léman, mais, par contre, plus long, c’est le deuxième fleuve européen … après la Volga, long d’environ 2900 km ! C’est aussi partir de la Garonne, pas loin de son embouchure sur l’océan Atlantique et arriver, presque,  sur la Mer Noire ou est-ce que cela sera pour une prochaine fois, en passant par Bratislave, Budapest, Belgrade, pas loin de Sofia ou de Bucarest  !! Mais, pour cette fois, nous en avons fait qu’un peu plus de 300 km, en 7 jours, ce qui nous a permis de visiter plein de sites historiques, de villages sympathiques et, pour finir,  bien entendu, Vienne, la capitale ! Cette voie navigable qu’est le Danube, a été aussi une des voies « royales », il y a 10’000 ans, des migrations venues, tiens donc, … du Moyent-Orient déjà (Syrie, Irak, etc… qui ne s’appellaient pas ainsi, évidemment ) !!! Plus tard, ce furent les Romains – et les poteaux indicatifs, ou même les musées, le long du parcours, sont nombreux à le montrer – qui y bâtirent une voie « impériale », jusqu’en Allemagne ! Par contre, il est vrai que les Ottomans s’y sont cassés les dents, enfin … pas loin de Vienne !

 

… Avec une petite chanson,  préparée sur le vélo par des copines, à l’occasion de mon anniversaire, une semaine du mois d’août, le long du beau Danube bleu : que du bleu, du beau et du beau temps !!!

 

Brigitte a dit, Antoine vient faire du vélo
Et aussitôt,  Antoine a lâché le boulot !
Il est allé s’acheter un cuissard,
Il était déjà prêt pour le départ !
Yé é é é é é é é é…. Ho yé !!!!
Brigitte a dit, Antoine lâche tes poireaux,
Vient sur le Danube, il y a des châteaux !
Avec ton cuissard à bretelles,
Tu feras tomber toutes les demoiselles !
Yé é é é é é é é é é…. Ho yé !!!!
On se retrouve ce soir autour d’une bière,
Tous ensemble, pour ton anniversaire !
L’année prochaine, on ira peut être à Budapest
Et tu verras ce sera bien mieux que Brest !
Yé é é é é yé é é é é…. Ho yé !!!!

Eclats de printemps !

Plein les yeux, le plein de soleil …

Plains-toi donc jardinier ou paysan !

 

ascensionnel008XEn ce jour dit de l’Ascension, 26°    annoncé à Bordeaux, c’est  quasiment l’été, chaleur atténuée  par un léger vent d’autan.

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Nous avons tout ouvert, portes et fenêtres, et nos yeux, et nos oreilles et notre nez, à la vue et aux parfums de la glycine, en train de passer, des roses qui ne disent pas leur nom, et du lilas en brassées.

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Je repique quelques plantules de céleri-raves en godets avant le repiquage final en pleine terre, sous le châtaignier qui forme ses premières feuilles et sur lequel un pic épeichette s’est aiguisé le bec, un certain temps, et depuis une grive musicienne s’égosille soir et matin. Ah! la simplicité ! C’est pas loin d’une envie de « far-niente », non ? Nos chats ne s’y trompent pas !

 

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Du radis noir tout l’hiver ??? Et pourquoi pas !

Les portes ouvertes du radis noir !

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                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Et, avec le printemps, profitez au moins de quelques recettes …Mais pas à n’importe quelle sauce ou plutôt, variez-en l’usage, et les recettes au mieux !… Faites donc une cure !!! Personnellement, je préfère le radis noir rond …
 
  • Ah ! Est-il donc fort ou piquant votre radis noir ? Me demande-t-on souvent. Eh ! Oui et spécialement avec une fin d’été bien chaude, il en a pris, en quelque sorte, de la « chaleur » ! Mais, ne le confondez tout de même pas avec un piment calabrais, par exemple.

Et pour faire mieux connaissance, allons-y de quelques recettes ou de quelles façons le prendre en main avant de le prendre en bouche et d’éviter des grimaces !

D’abord, ce radis noir, rond, bio de Barie, est, contre toute attente, juteux ! C’est aussi une occasion d’en faire un jus pour ceux que cela tente ! En ce qui me concerne, je le préfère en fines tranches, manuellement ou avec, par exemple, une … mandoline ! De la cuisine en musique ? Oui, pourquoi pas, mais voyez plutôt l’outil :

La mandoline est l’ustensile de découpe indispensable pour réaliser des tranches et des juliennes de légumes… – tiré de Wikipédia !

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Avec le résultat de cette découpe, vous pourrez agrémenter une « pléïade » de tapas et autres amuse-gueules, sans oublier un florilège de crudités, mélanges de feuilles, de racines, de pommes – aussi en fines tranches – de noix ou même d’agrumes. En particulier, ne râpez pas vos carottes, mais, coupez-les aussi en tranches, en biais, en

long et la betterave éventuelle – en particulier la betterave de Chioggia, marbrée de blanc -, itou ! Vous pouvez aussi rajouter des tranches d’un autre radis blanc, long de type « daikon », d’automne, plus doux. Ensuite, je termine mon assemblage par un filet d’huile d’olive plutôt qu’une vinaigrette !

Revenons aux tapas … et au pain d’épices ! Ce dernier sera coupé en fines tranches – encore une fois – sur lesquelles vous pouvez disposer du fromage de chèvres frais, en rondelles, ou étaler du Roquefort et, par dessus, une fine tranche de … radis noir !

Variante : à la place du fromage, mettez-y une tranche d’avocat, agrémentée d’une touche de « chutney » ou son équivalent en « guacamol » – mot hispano-américain, du nahuatl ahuacamulli  : Préparation à base de purée d’avocat, de tomate, d’oignon, d’épices et de piment (cuisine mexicaine). – Ou encore, prenez un fromage à pâte dure, de type Comté ou Gruyère, en AOC, et, là encore, coupez-le en fines tranches que vous mangerez en sandwich avec de fines tranches de radis noirs et je vous assure que vous allez trouver plein d’autres idées … et bon appétit !

 

 

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 Et quelques références nutritionnelles :

http://www.aprifel.com/fiche-nutri-produit-radis-noir,62.html

Barie … plantation de haies !

plantat_19Avec le soutien technique d’Arbres et Paysages en Gironde ! (A&P33), y compris le dossier de financement permettant l’octroi de subventions, l’EARL Biocousinat, à Barie, est en train de finaliser la plantation de 520 m de haies en double rangs … ce dimanche 8 mars 2015 – journée internationale pour les droits de la femme – par un temps superbe et de nombreux passages de grues en migration vers le Nord.

Il y a donc l’aide technique et la fourniture du matériel et des plants par A&P33, plantat_10mais, il faut aussi de l’huile de coude et, là, quelques membres de l’AMAP de Barsac, AMAP que fournit Biocousinat, sont prêts à en découdre !
La première étape consiste à dérouler le « paillage » sur le terrain préalablement préparé. Ces bandes de « mousse » biodégradable de 2 ml de large sont fixées sur les côtés par des griffes à deux pointes.

 

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Ensuite, le double rangs de trous de plantation est délimité par deux cordes, puis, sur chaque rang,les premiers trous sont d’abord fixés tous les 80 à 90 cm en découpant la bande au « cutter » et ensuite creusés à 25 ou 30 cm de profondeur !plantat_25

Pendant que Françoise trie et « rhabille » les plants !plantat_35X

Le premier rang, côté ouest et vent dominant, prendra les plants plutôt buissonants, tandis que le deuxième rang recevra les plants « dominants », tels que le tilleul ou le peuplier ou encore le chêne ou le frène, tous les 7 mètres. Et nous y ajoutons quelques plants de vîme, par ci, par là … pour la couleur !plantat_38X

Les plants sont d’abord « pralinés » – rien à voir avec les chocolats suisses – avant d’être mis en terre, puis, une collerette, un tuteur et une protection anti-prédateurs sont placés afin de compléter l’installation !

La première partie a été plantée autour de la ferme et devant les serres de production. La seconde partie est essentiellement un brise-vent dans la plus grande parcelle, celle que l’on voit en photos. Le but est multiple, brise vent, mais, c’est aussi pour constituer un refuge pour la faune auxilliaire qu’on a mis en place ces arbres, dixit Ginès Maldonado, gérant de Biocousinat !

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En tout, une vingtaine de variétés d’arbres ou arbustes seront plantée. Et sur toute l’exploitation, on devrait arriver à environ 520 m de haies doubles pour un coût d’environ 8 à 9000 euros quasiment couvert par les subventions du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Fondation Carbone, le tout coordoné par Arbres et Paysages de Gironde !

Mais, il est déjà 13H00, et, avec un travail plutôt bien engagé, n’oublions pas le casse-croûte accompagné d’un grand cru barsacais ! Allez, à bientôt !

Complètement FADA !!!

… ou peut-être fa…dingue ou encore fa…dièze, mais, pas encore DADA, quoique je rajouterai bien un bémol à cette gamme d’innovations pour une Agriculture Durable en Aquitaine que nous propose cette Fondation ! Zieutez donc les fondateurs :

 

LOGO_EURALISmaisadour_vignettebayerca_vignettesafer_vignette

 

 

 

 

…et vous vous direz aussi que les lauréats du concours 2014, mériteraient mieux que cette aumone de 1 à 2000 euros ? Mais, prenons l’exemple de cet ingénieux et innovant agriculteur – 2ème prix – qui veut produire des tomates pour Noël ou Nouvel-An avec des surper-serres à double parois gonflables et, bien entendu, chauffées avec une chaudière à biomasse – Je ne parle pas des fabricants-vendeurs de toute cette technologie innovante qui encaissent les commandes … mais, surtout du « Produisons Autrement » de notre ministre de l’agriculture ! Ca vous fade ? En tout cas, çà pourrait bien affadir son ambition bio, mais, par contre, encourager notre président de région qui verrait bien quelques centaines d’hectares couvertes avec de telles serres ! Et si vous y rajouter un autre exemple, tiré des Portes Ouvertes de la Chambre d’agriculture sur le thème Innov’Action… C’est tout simplement la fraise sur jardins suspendus – quel nom évocateur – que vous ferez comme la tomate sous double serre gonflable et chauffée, quoi de plus agro-écologique, sans oublier de savoir comment sont nourries toutes ces plantes : la ferti-irrigation ou hydroponie qui pourrait très bien se faire aussi en bio  ou en « organoponie » – impossible de trouver le terme en français sur Wikipedia ! Est-ce la fin de ce que l’on appelle encore en AB : le lien à la terre ?

Monologue(s) du jardinier

Les Lecturiales, – voir article précédent – c’est une rando dans l’histoire, les histoires, les lectures de textes choisis et de paysages, ceux de l’entre-deux-mers. Et pour l’avant-première, chez Jeff et Christine, ce fût le spectacle-transfuge du Potager du Roi, à Versailles en 2003 et ses Fantaisies Potagères – référence du bouquin – vers les Monologues du Jardin ! Monologues, oui, dans la forme, mais, dans le fond, ce sont aussi des dialogues du jardinier, du maraîcher, du paysan avec la nature, son environnement … Et, aujourd’hui, qu’est-ce que je fait ou ne fait pas ? A qui je m’adresse ? Qui me donnera une réponse ? Et si je fais faux, j’aurai la réponse, c’est sûr ! Et si je fais bien ou pas tout faux, la terre me donnera SA réponse, SES fruits – voir aussi l’éthique du paysan

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Et le ciel, la météo, le climat, seront-ils cléments ? Avec sa farandole de vents tournants, poussant ou chassant celle des nuages, accompagnée de pluies, de giboulées ou même de grêle, dans cet entre-deux-mers, encore récemment sinistré, sans recours … La terre, l’eau, les semences, mes outils de travail … c’est bien de l’agriculturel, non ? Sinon, pourquoi tous ces bons mots que vous n’utilisez peut-être plus beaucoup pour dire les choses de la vie ? Et pourquoi faut-il que les légumes aient si mauvaise réputation ? Vous voulez des exemples ou plutôt donnez-moi en quelques-uns !

Les Lecturiales …

Souvenirs d’un été …  Ah! l’été passe trop vite, vous le savez bien ! C’est comme les Lecturiales, vous connaissez ? Du 9 au 19 juillet, le 8ème Festival de la lecture-spectacle itinérant dans l’entre-deux-mers, presque tous les jours, en matinée ou en soirée, même pour les enfants, pas cher – il y a des municipalités qui vous offrent, non seulement le spectacle (merci St.Pierre de Bat, entre autres), mais aussi des encas gourmands ou un vin du terroir. Dans un autre cas, ce sont les enfants eux-mêmes, en toque blanche, qui ont préparé un repas et l’ont servi ! Mais, vu la densité des spectacles et quelques fois la distance à parcourir, je n’ai pas pu tout voir, loin de là … et, chaque année, j’attends l’année prochaine pour m’étonner d’une nouveauté ou d’une reprise originale. Alors, le 9ème ?… Je l’espère, mais, cela ne sera pas facile de trouver des financements … subventions en berne ! Et la compagnie Gardel en appelle au mécénat ou à votre bon coeur ! Ci-après, quelques photos de la lecture, par Domi, d’un choix de « fantaisies potagères », en avant-première, chez Jeff et Christine, en attendant d’autres commentaires … agriculturels !

 

 

 

Le paysan et la mer …

Il ne s’agit pas de conchyliculture, ni de mytiliculture, d’ostréiculteurs ou de pêcheurs à la ligne, mais,

 

d’un paysan et la mer

juste à la frontière

entre la mer et la terre,

c’est un peu son pied à terre,

alors qu’il n’a pas du tout le pied marin,

où on ne vient pas l’embêter.

 

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Mais, quand les « gabelous »

y arrivent malgré tout,

il le prend mal, le mal de mer.

On n’y touche pas, à ses trous à homards,

même si, une fois, il a eu la curiosité

d’aller visiter les trous du voisin !

Et tant pis quand il se prend les pieds

dans les rochers …. « je suis pêcheur à pied »,

dit-il, « pas de ceux qui ont goût des bateaux ».

 

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Mais qui « dit-il » est-il ? Un bien drôle de gars,

philosophe de la terre et du ciel,

poète des odeurs et saveurs,

un regard plein d’amour et d’humour,

qui en apprend tous les jours,

« Paul est un drôle d’engin » … dit-il encore, Paul Bedel.

 


 

Résonances et citations tirées du livre de Catherine Ecole-Boivin, « Paul Bedel, testament d’un paysan en voie de disparition », éd. J’ai Lu -2009

 PS. Un autre article à ce sujet …  cliquer sur le lien :  http://www.enviedepaysans.fr/blog/2014/06/apres-lhiver/

La fable de l’agroécologie !

Il était une fois …. l’invisibilité sociale, l’invisibilité paysanne ! On était là, là-bas, n’importe où à contempler le corbeau et le renard. Le corbeau tenait sur un plateau 2 fromages : la performance économique et la perfo ou, plutôt, la perfu écolo … non, que dis-je, environnementale ! Mais, la perfomance économique, c’est quoi, les coûts, la rentabilité, la compétitivité ou la viabilité, la durabilité ? Et pour quels prix et pour quels emplois ? Combien d’agriculteurs ont disparu en 10 ans ? Et la performance environnementale n’inclut-elle pas aussi  le « social », le « culturel » ? N’est-ce pas d’abord une perfusion à une agriculture malade d’un certain « productivisme » qui désertifie les territoires, accapare l’eau, pollue, etc… Ce sont, en effet, des subventions, des aides, des incitations fiscales et à qui profitent-elles ? Aux plus aisés ou à l’usine des 1000 vaches du côté de la Somme ou encore aux porcheries dont l’autorisation de mise en production est passée de 450 à 2000 têtes – voir en particulier l’exemple récent en Sud-Gironde d’un projet d’extension d’une porcherie à 10’000 têtes ! – N’est-ce qu’une bonne intention de vouloir « corriger »  ou verdir les gros défauts ou effets pervers d’une agriculture qui tend vers une industrialisation tout azimut ?

Et la fable deviendrait-elle politique ? Où se cache le renard ? Retournez le plateau et tant pis pour les fromages ! Le Renard est dans le poulailler, non, je veux dire dans tout le réseau des filières agroalimentaires, celles qui font et défont les prix payés aux agriculteurs. Comme je l’ai entendu dans un colloque du VIVEA – fonds pour la formation continue des agriculteurs dits aussi entrepreneurs du vivant ! – la valeur ajoutée des productions agricoles est « tirée » par l’aval, c’est-à-dire les filières et donc accaparée par l’aval, mais, aussi par l’amont – les intrants et autres matériels –  La majorité des agriculteurs ne sont que les maillons, pour ne pas dire les OS, de l’agroindustrie ! Et en bouclant la performance économique avec la perfusion environnementale, on évacue l’agriculture paysanne et de proximité et l’agriculture biologique restera dans un champ de tensions entre le mouvement social qui la soutendait et son insertion dans la marchandisation – voir l’article ci-joint – Seul un nouveau mouvement social peut résoudre le véritable enjeu de l’agroécologie : la souveraineté alimentaire ! C’est aussi agir pour mettre les valeurs sociales et humaines au coeur de l’économie et de l’écologie : la coopération, la solidarité plutôt  que la compétitivité dont la définition n’est autre  que de mettre tout le monde en compétition les uns contre les autres ! Merci !